Voyager, c’est avant tout se faire plaisir, découvrir, s’émerveiller. Le tourisme durable ne cherche pas à compliquer le voyage, mais à le rendre plus respectueux, plus humain et plus enrichissant, aussi bien pour les voyageurs que pour les destinations visitées. Voici 10 gestes simples, faciles à adopter, pour voyager plus vert tout en profitant pleinement de l’expérience.
Oser sortir des sentiers battus
Pourquoi vous y encourager ? Tout simplement parce que cela a du sens. En choisissant des destinations moins fréquentées, vous contribuez à réduire la pression sur les sites touristiques surchargés. Vous permettez aussi à l’économie locale de bénéficier plus directement de votre passage, en soutenant les habitants, les petits hébergements, les guides et les savoir-faire du territoire.
C’est également une belle manière de voyager autrement : prendre le temps de rencontrer les communautés locales, de mieux comprendre leur quotidien, leurs traditions, et de créer une connexion culturelle plus sincère. Un tourisme durable plus respectueux, plus humain… et souvent bien plus riche en souvenirs. Et vous vous sentez la bien lors de voyager au nord (dans les montagnes) au Vietnam.

Voyager avec respect et curiosité
Voyager de cette manière, c’est aussi faire le choix du respect. Respect des modes de vie, des traditions, du rythme quotidien des habitants. C’est accepter que l’on soit invité, et non simple consommateur d’un lieu.
En privilégiant les échanges authentiques, en écoutant, en observant, en s’adaptant aux usages locaux, le voyage devient plus juste et plus équilibré. Chaque geste compte : dormir chez l’habitant, goûter à la cuisine locale, faire appel à des guides du village, ou simplement prendre le temps d’un sourire et d’une conversation.
Ce respect mutuel crée une relation gagnant-gagnant : vous repartez avec une expérience plus humaine et plus profonde, tandis que les communautés locales voient leur culture valorisée, préservée et transmise avec bonheur.

Privilégier des alternatives plus écologiques
Penser à son impact carbone, c’est aussi une étape clé d’un tourisme durable. On le sait aujourd’hui : l’avion reste l’un des moyens de transport les plus émetteurs. À titre d’exemple, un vol long-courrier entre l’Europe et l’Asie peut représenter 2 à 3 tonnes de CO₂ par personne, soit presque l’empreinte carbone annuelle d’un habitant dans certains pays.
Bien sûr, prendre l’avion est parfois inévitable. Mais le voyage ne s’arrête pas là. Une fois sur place, chaque choix compte. Opter pour le train lorsque c’est possible, c’est réduire significativement son impact, tout en vivant une expérience plus authentique : paysages qui défilent lentement, sensation de vraiment traverser un pays. Et souvent, c’est aussi plus économique.
À l’échelle locale, choisir le tuk-tuk, le vélo ou même la marche change complètement le rythme du voyage. On consomme moins, on pollue moins, mais surtout, on voit plus, on ressent davantage. Le voyage devient plus lent, plus attentif, presque méditatif. On observe les scènes du quotidien, on s’arrête quand on veut, on savoure l’instant.
Voyager ainsi, ce n’est pas renoncer au plaisir — bien au contraire. C’est redécouvrir le luxe du temps, de la simplicité, et d’une immersion plus sincère dans les lieux traversés.

Visiter les parcs nationaux
Se promener dans un parc national, marcher au cœur d’une forêt ou explorer une réserve naturelle, c’est souvent l’un des moments les plus apaisants du voyage. Le silence, l’air frais, le vert à perte de vue… La nature a ce pouvoir presque instinctif de nous faire ralentir, de nous recentrer, de nous offrir une véritable parenthèse de healing.
Mais profiter de la nature, c’est aussi accepter d’en être un simple invité. Dans ces espaces protégés, chaque règle a une raison d’être. Ne pas cueillir de feuilles, de fleurs ou de fruits, même s’ils semblent abondants, permet de préserver des écosystèmes parfois très fragiles. Ce qui nous paraît anodin peut, à grande échelle, déséquilibrer tout un milieu naturel.
Il en va de même pour la faune. Donner à manger aux animaux, même aux plus familiers ou attachants comme les singes, peut profondément perturber leur comportement. En s’habituant à la nourriture humaine, ils perdent peu à peu leurs réflexes naturels, deviennent dépendants et parfois même agressifs. Leur instinct de survie s’affaiblit, et c’est tout leur mode de vie qui s’en trouve modifié.
Voyager au plus près de la nature, c’est donc apprendre à observer sans intervenir, à admirer sans posséder. Laisser derrière soi uniquement des traces de pas, et repartir avec des souvenirs — pas des souvenirs matériels, mais des émotions, des images, et le sentiment d’avoir respecté un équilibre précieux.

Économiser l’eau et l’énergie, simplement
En voyage, on a parfois tendance à oublier que l’eau et l’électricité ne sont pas des ressources illimitées. Pourtant, dans de nombreuses régions, notamment rurales ou insulaires, l’accès à l’eau potable et à l’énergie reste fragile et coûteux.
Adopter de petits gestes suffit souvent à faire une vraie différence : prendre des douches au lieu de prendre un bain, éteindre la climatisation et les lumières en quittant la chambre, réutiliser ses serviettes plutôt que de demander un lavage quotidien. Des habitudes simples, presque naturelles, qui n’enlèvent rien au confort du séjour.
Choisir un hébergement engagé dans une démarche responsable — utilisation de panneaux solaires, récupération de l’eau de pluie, limitation du plastique — permet aussi de voyager en accord avec ses valeurs, sans effort supplémentaire. Ce sont souvent des lieux plus calmes, plus humains, où l’on se sent davantage connecté à l’endroit et à ses habitants.
Ralentir le rythme
Dans une logique de tourisme durable, voyager plus lentement et rester plusieurs nuits au même endroit est une approche à la fois simple et pleine de sens. En réduisant les déplacements fréquents, on limite naturellement les trajets motorisés… et donc les émissions de carbone. Moins de kilomètres parcourus, c’est déjà un geste concret pour la planète.
Mais voyager lentement, ce n’est pas seulement une question d’impact environnemental. C’est aussi s’offrir le luxe du temps. En restant plus longtemps sur place, on découvre une destination en profondeur : les quartiers moins touristiques, les marchés du matin, les cafés fréquentés par les habitants, les petits détails qui font l’âme d’un lieu. On ne se contente plus de “voir”, on prend le temps de comprendre
>>> À lire plus: Découvrez le Vietnam autrement : Slow tourisme avec Aucoeurvietnam
Ce rythme plus doux permet aussi de voyager de manière plus libre et plus confortable. Pas besoin de courir après l’horloge ni d’enchaîner les étapes à toute vitesse. Chacun organise ses journées selon ses envies, son énergie, ses coups de cœur. Marcher, observer, discuter, se poser… et simplement profiter.
Bien sûr, cette façon de voyager demande un certain temps disponible. Mais quand on en a la possibilité, c’est souvent une expérience plus riche, plus humaine et plus apaisante.

Soutenir l’économie locale
Choisir le tourisme durable, c’est aussi faire des choix simples qui ont un impact réel sur place. Dormir chez l’habitant ou dans un petit hôtel local, manger dans un restaurant familial, goûter aux produits cultivés ou préparés dans la région… autant de gestes qui permettent à l’économie locale de vivre du tourisme, et pas seulement aux grandes chaînes internationales.
L’argent dépensé reste ainsi dans la communauté : il soutient les familles, les producteurs, les pêcheurs, les agriculteurs et les artisans. Les circuits courts, les ingrédients de saison et les savoir-faire locaux sont valorisés, tout en réduisant les transports inutiles et leur impact environnemental.
Mais au-delà de l’aspect économique, ces choix créent aussi du lien. On mange mieux, on comprend d’où viennent les produits, on échange avec celles et ceux qui font vivre le territoire. Voyager devient alors une expérience plus humaine, plus sincère — fidèle à l’esprit du tourisme durable.

Dire non au plastique à usage unique
Refuser le plastique à usage unique est sans doute l’un des gestes les plus simples à adopter en voyage, et aussi l’un des plus efficaces. Et nous croyons que c’est à la portée de tous. Une gourde réutilisable, un sac en tissu ou quelques accessoires réutilisables suffisent à réduire considérablement ses déchets au quotidien.
Lors de nos circuits, nous mettons toujours à disposition une grande bonbonne d’eau potable à bord, permettant aux voyageurs de remplir facilement leurs gourdes tout au long du parcours. Un geste simple, mais concret, pour limiter l’usage du plastique à usage unique.

Nos derniers mots,
Le tourisme durable, ce n’est pas faire moins, mais voyager autrement : avec attention, respect et envie de partager. Des choix simples, accessibles à tous, qui rendent le voyage plus beau — pour soi, pour les autres et pour le monde.
Hieu Tuyen (Aucoeurvietnam – Agence de voyage locale au Vietnam)













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